PRÉLUDE A LA NOOSPHÈRE, UNE VISION ET UN RAPPORT - Par José

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PRÉLUDE A LA NOOSPHÈRE, UNE VISION ET UN RAPPORT - Par José

Message par MainBleueCosmique le Mar 29 Juin - 12:38

PRÉLUDE A LA
NOOSPHÈRE,
UNE VISION ET UN RAPPORT






Par
José Argüelles
Valum Votan

Mardi 08 Juin 2010 16:03





1ère partie.
Regard sur les événements récents de ce monde


"Comment se fait-il que tout ce que je vois
Soit le fils de Dieu dans la misère ?!"
(Paroles d’une chanson entendue dans un restaurant de l’hôtel à Chennaï,
Inde)


Récemment je me suis rendu au Kenya et en Inde pour
ressentir profondément deux échantillons du monde normalement pas
ressentis par la plupart des « occidentaux ». Il ne s’agissait pas de
vacances ni d’une excursion touristique mais d’une mission. Tandis que
ma compagne et moi faisions ce voyage, l’Europe continuait sous les
effets du volcan islandais, les troubles en Grèce contre les mesures
d’austérité du gouvernement avaient envoyé leur message d’anarchie à
travers le monde, de même que la plus létale encore « Bataille de
Bangkok », l’euro était l’objet d’une grave perte de confiance,
produisant une forte baisse du marché mondial des valeurs, tandis que
le pétrole s’échappant par la tour Deepwater Horizon face aux côtes de
Louisiane continuait de couler à flot, dispersant sa mortelle surface
gluante. Avant notre départ de l’Inde, un accident d’avion dévastateur a
eu lieu à Mangalore, en même temps que les maoïstes, maintenant actifs
dans 20 des 29 états de l’Inde, bombardaient un autobus et, plus
récemment encore, faisaient dérailler un train au prix de nombreuses
vies.

En arrivant à Bombay, on a l’impression d’atterrir dans un camp
militaire. Impossible d’entrer dans un hôtel ou dans un centre
commercial sans passer par les contrôles de sécurité du style «
aéroports ». Les rues, grouillantes de taxis, d’autobus et de quelques
BMW sont remplies de mendiants et d’ordures. Malgré le boom économique
indien très claironné, la disparité entre riches et pauvres ne pourrait
être plus accentuée. Il n’est pas étonnant que les maoïstes soient
aussi actifs. Le discret luxe de l’air conditionné d’un lobby de
l’hôtel cinq étoiles est protégé par des gardiens et des portes
fermées. De l’autre côté de la rue se trouve le chaos abondant : la
pauvreté et la maladie, les mères portant leurs bébés et des estropiés
se traînant sur des trottoirs sales.


Bombay, Inde.




Au Kenya le sujet de conversation à l’ordre du jour est la nouvelle
constitution. La constitution actuelle n’a pas été créée par les kenyans
mais par un comité international réuni à Oxford, en Angleterre, en
1963. Quelle différence cela fait-il ? Difficile à dire. Le gouvernement
est un antre de corruption et, dans les banlieues de Nairobi, les bas
quartiers sont aussi misérables que partout ailleurs, à l’exception
peut-être de la banlieue de Bombay. Tandis que les nouveaux gratte-ciel
s’élèvent à l’horizon de Nairobi, la richesse continue d’être
majoritairement contrôlée par des intérêts étrangers, à savoir par
l’Inde et le Royaume Uni, avec la Chine cherchant à se faire une place
rapidement. Il y a aussi quelques nouveaux centres commerciaux indiquant
que la mondialisation laisse des traces. La ville n’est pas sûre.
Alors que nous demandions l’adresse d’un magasin en particulier, une
femme musulmane nous prit à part, nous conseillant sur ce qu’il ne
fallait pas faire. « Ici il n’y a plus la moindre sécurité », nous
dit-elle, avant de nous accompagner aimablement à pied là où nous
voulions nous rendre.

La seule façon d’arriver à une auberge sur les flancs du Mont Kenya est
le safari. Qui ne s’embarque pas dans un safari touristique doit se
préparer à payer un prix exorbitant. A l’auberge il y a un abreuvoir
pour que tout le monde voie les animaux mais, comme nous sommes en
saison des pluies, la plupart des animaux se maintiennent à distance. Il
n’y a que les singes qui soient, littéralement, en plein apogée.
Cependant il y a un fait curieux. Beaucoup d’entre eux sont privés d’une
patte de devant, voire des deux. Il y en a même à qui il manque un
bras. D’autres sont sans queue. Nous avons interrogé la personne chargée
des animaux, seule capable de parler en connaissance de cause de
ceux-ci aux touristes. Le visage de l’homme s’est assombri, empreint de
tristesse. L’auberge obtient son électricité d’un transformateur situé
sur la limite de la propriété. Ce transformateur n’est ni couvert ni
protégé, si bien qu’il n’est pas rare que les singes y entrent et, pris
dans les fils électriques, ils s’électrocutent. Jusqu’à présent le
gardien n’a pas réussi à convaincre la société indienne qui administre
l’auberge de couvrir ou fermer le transformateur afin que les singes ne
puissent plus y accéder.


Monte Kenia




Le Mont Kenya est unique, à plus de 5000 mètres au-dessus du niveau de
la mer. C’est la plus haute montagne sur l’équateur. Pour la première
fois ces dernières années il y a de nouveau de la neige sur son sommet
escarpé. Traditionnellement cette montagne était considérée comme
l’endroit où le créateur suprême – le Dieu Ngaï – devait venir sur Terre
examiner les vastes étendues de l’Afrique orientale. Aujourd’hui un
Parc National l’entoure, parsemé d’auberges. Du fait que son sommet soit
virtuellement sur l’équateur, il a un pouvoir géomagnétique justifiant
son statut de « montagne sacrée ». La route qui le sillonne est pleine
de petits villages, chacun avec son marché abondant, grouillant de
gens, à quelques mètres seulement des pauvres huttes. Quasiment tout le
monde au Kenya semble avoir un téléphone portable. D’un village à
l’autre les terres agricoles sont d’une grande richesse, avec
plantations et fermes. Si l’abondance est telle en apparence, pourquoi
cette pauvreté extrême ?

A Nairobi et dans le centre et l’ouest du Kenya prédomine le
christianisme, un christianisme fondamentaliste, remplaçant un ensemble
de superstitions par un autre. « Si tu médites tu vas faire en sorte
que le diable entre dans ta tête ». Il y a une série de chaînes de
télévision transmettant de la propagande fondamentaliste chrétienne. Les
musulmans se trouvent majoritairement dans l’est du Kenya, concentrés
dans la seconde ville, Mombassa. On voit des musulmanes partout, se
déplaçant sur les petits chemins de campagne dans leurs jibabs. Les
hommes en coiffes blanches, pantalons et tuniques, sont également
toujours présents. Dans certaines communautés, ce sont les musulmans qui
font respecter la loi et se débarrassent des trafiquants de drogues.
Aussi bien Mombassa que Nairobi ont une série de temples hindous. Un
impressionnant temple Jain – aussi bien à Nairobi qu’à Mombassa –
indique la forte présence de l’Inde et des intérêts commerciaux indiens.

Les prochaines élections au Kenya auront lieu le 12-12-2012, neuf jours à
peine avant la clôture du cycle. A la suite des dernières élections de
2007 il y a eu maints affrontements brutaux et le pays est passé par
une instabilité temporaire. Il est à craindre que cela se reproduise de
nouveau. En banlieue de Nairobi se trouve le quartier de Karen. C’est
l’endroit où Karen Blixen a vécu et où elle a écrit son célèbre ouvrage
« Mémoires africaines ». Aujourd’hui l’endroit est une luxuriante
enclave d’un vert profond, où beaucoup de « blancs » kenyans habitent.
Ils forment un intéressant et vibrant mélange, engagés pour beaucoup
dans des projets visant à aider les enfants des bas quartiers (yoga,
jardins et potagers dans les cours), à faire face au vorace VIH
(l’espérance de vie ne dépasse pas actuellement les 52 ans), à
améliorer les terrains du Musée National ou, d’une façon ou d’une
autre, à soutenir l’infrastructure socioculturelle afin d’élever la
stabilité et le profil du pays.

La citoyenne la plus célèbre du Kenya est actuellement la Prix Nobel
Wangari Maathaï, dont le projet « Ceinture Verte » a mobilisé les femmes
pour planter communautairement des arbres (plus de 20 millions). Elle a
écrit récemment un livre intitulé « Le Défi de l’Afrique » qui, entre
autres, présente une vision historique succincte expliquant comment
l’Afrique est devenue ce qu’elle est. Sa lecture est révélatrice.
Wangari Maathaï défend fermement l’action communautaire à grande échelle
qui, selon elle, favorise l’individu. Toutefois, on quitte le Kenya en
se posant cette question : « Que faire dans l’immédiat pour résoudre
les problèmes de pauvreté et d’insalubrité devant ces grandes étendues
de cabanes dépourvues d’hygiène, sans eau potable, et où les aliments
nutritifs et sains sont difficilement accessibles ? ».


Wangari Maathai




Comment est-il possible de vivre dans ce monde de multimillionnaires, de
trafiquants de drogue, de VIH, de dégradation de l’environnement, de
culture opulente autour de la mondialisation, de guerres et de
terrorisme, de bombes et d’armes à feu, sans avoir la force de volonté
d’entreprendre quoi que ce soit pour remédier à l’évidente inégalité et à
l’injustice qui prévalent mondialement ? Tandis que nous étions au
Kenya, l’Union Européenne a approuvé un crédit de 3 milliards de dollars
pour sauver l’euro et stabiliser son économie. De même nous avons lu
que – sur la seule année dernière – les Etats-Unis ont dépensé plus de 3
milliards de dollars en armement. Où sont les 3 milliards de dollars
destinés à l’installation d’un système sanitaire dans les quartiers
pauvres de Nairobi ou Bombay, ainsi que dans les quartiers pauvres de la
planète entière ? Dans son livre « Banquier des Pauvres » Muhammad
Yunus dit que le minimum de confort vital pour chaque être humain sur
cette planète sont : 1) Un toit imperméable ; 2) des WC et une douche ;
3) de l’eau potable ; 4) trois repas par jour. Si nous ne sommes pas
capables de cela, nous, en tant qu’espèce, nous avons tout raté. Nous
préférons les armes et l’argent.


Fêter la sortie de l'iPad ?




Les nantis des pays riches font la queue par centaines pour obtenir
leurs pads ! Pendant ce temps, le 11ème suicide en quelques mois est
signalé dans l’usine chinoise fabriquant le pad ! Beaucoup de personnes
en Occident font un numéro de téléphone pour résoudre leurs problèmes
informatiques et finissent par tomber sur quelqu’un en Inde. Cependant,
verront-ils un jour où habite cet indien et à quoi ressemble son
environnement quotidien ? L’Inde est aussi misérable, sinon plus, que
l’Afrique. Tandis que Mumbay/Bombay est le centre du cyclone de la
disparité en matière de richesse et de justice, Chennaï, au sud, la 4ème
ville de l’Inde, offre, au contraire, une zone résidentielle
meilleure, et ses quartiers pauvres sont moins évidents, bien que les
rues présentent le même chaos de pauvreté et de circulation folle. Les
hôtels offrent le choix entre maintes chaînes TV présentant le meilleur
et le plus récent film de Bollywood : distraction amusante et
aguichante de clichés culturels d’une Inde créant sa propre
sous-culture de vedettes, idoles et musiciens.

Pondichéry est à deux ou trois heures au sud de Chennaï, le temps
dépendant de l’audace ou de la folie du taxi qui vous y conduit. Nul
code de la route n’est respecté à mesure que l’on avance sur les routes
de campagne. Le seul règlement consiste à jouer du klaxon pour doubler
un véhicule, si bien que c’est une cacophonie permanente de klaxons
d’automobiles, d’autobus et de camions. Le risque est constant, ainsi
que la chair de poule, dans ce défilé d’autobus, de taxis tirés par des
hommes, de camions et de mini-fourgonnettes entassés jouant à la
roulette russe sur une route à deux voies. La plupart du temps cela
ressemble à un cauchemar où trois et quatre voies se croisent et où les
véhicules essaient de circuler sans risque.

Pondichéry est la ville où Sri Aurobindo, le grand poète et activiste
politique, est devenu yogi et penseur à l’évolution profonde. C’est là
qu’il a passé la plus grande partie de sa vie, de 1910 à 1950. Là, avec
sa compagne – Mère – il a créé son ashram et, en 1926, s’est engagé
dans le processus de descente de la conscience supra-mentale du futur.
Après son « samadhi » – le 9 décembre 1950 – au cours duquel sa
conscience a abandonné son corps pour imprégner la conscience
planétaire, Mère a rêvé l’idée d’Auroville, une cité universelle, où
tous auraient la liberté de chercher la vérité spirituelle exposée par
Sri Aurobindo et elle-même. Aujourd’hui Auroville est une prospère
communauté de 2.000 âmes, située dans les environs immédiats de
Pondichéry. Elle est autonome et représente bien ce à quoi la société
future devrait ressembler. Une ceinture verte l’isole du chaos de
Pondichéry, constituée par les arbres plantés par les aurovilliens au
cours des ans. En son centre se trouve le « matrimandir », brillante
structure au dôme géodésique situé au centre du pavillon du jardin aux
herbes, regardant le monde entier tel un ovni venant d’atterrir. Dans
le contexte de l’Inde actuelle, Auroville est un vrai miracle.


Sri Aurobindo et Mère




L’ashram de Sri Aurobindo est situé dans une zone tranquille du quartier
français de Pondichéry. Son air serein est imposant. Les dévots en
tous genres ne cessent de passer par l’ashram pour toucher ou poser
leur tête sur le sarcophage renfermant le corps de Sri Aurobindo dans
son état ultime de « samadhi ». Tout y est d’un calme absolu. Le «
samadhi » est très efficace, pénétrant corps et esprit.


Auroville




Hors de l’ashram se trouve le temple de l’Eléphant, sanctuaire hindou
haut en couleurs, orné des statues provocantes du panthéon hindou.
L’atmosphère y est complètement différente de celle de l’ashram. On y
trouve un éléphant vivant, patiemment debout, un symbole du troisième
œil peint en blanc sur son front. Au-delà s’étend Pondichéry,
gigantesque agglomération de 700.000 habitants, où tout pend dehors,
tout est sale, les vaches vont et viennent au milieu de la foule, les
mendiants et la saleté s’accumulent à chaque coin de rue. Les gens ne
veulent pas placer de poubelles dans les rues pour ne pas attirer les
moustiques et, plus encore, les mendiants. C’est la raison pour laquelle
tout le monde entasse les ordures n’importe où.

En montant dans l’avion pour Singapour, images et questions se pressent
dans ma tête. Plus que deux ans et demi avant le 21 décembre 2012. La
contemplation de ce micro-espace de notre monde avec son niveau écrasant
de chaos et de misère fournit une seule certitude : aucune conférence
ou séminaire, aucune organisation religieuse ou gouvernementale, aucune
ONG ou entreprise ne va pouvoir faire grand-chose pour y remédier.
Rien ni personne ne va être pleinement capable de s’attaquer à la
racine du problème de la pauvreté humaine et de l’injustice, ainsi qu’à
la dégradation écrasante de l’environnement qui caractérisent notre
monde actuel.

L’injustice que représente la pauvreté et l’inutilité qu’il y a à
continuer de dépenser en armements, ainsi que la lutte renforcée contre
la détérioration de l’environnement, devraient être les priorités
principales de la race humaine, en tant qu’organisme rationnel cohérent
planétaire, ce dont nous sommes encore loin. Si véritablement nous
traitions ces questions et chaque gouvernement en faisait sa priorité,
le terrorisme disparaîtrait. En effet, la racine du terrorisme est
l’injustice, le déséquilibre du pouvoir, le matérialisme agressif et les
intérêts égoïstes, qui font durer le problème sans sincèrement vouloir
y remédier. Malheureusement le problème – la crise – est endémique à
tout le système. En réalité, seul le démantèlement de l’actuel système,
conformément aux principes de la conduite humaine et de l’action
écologique responsable, apporterait un changement. Mais cela n’aura
jamais lieu suffisamment à temps. Il est trop tard. La situation est
devenue incontrôlable.

Quelle est la responsabilité individuelle devant ce tragique échec de
l’espèce humaine ? Cela ne sert à rien de faire des réunions qui ne
débouchent pas sur des décisions du style : « Voilà ce que nous allons
faire en sortant d’ici : construire une maison imperméable pour tous les
êtres humains, avec WC et douche, et ainsi de suite ». Il est vrai
qu’il y a de braves gens qui agissent ainsi et qui méritent notre
respect et notre soutien car telle est leur pratique spirituelle.
Cependant la cause profonde du problème demeure. Quels que soient les
bons résultats obtenus par ces cœurs compatissants, ils ne convaincront
pas la Banque Mondiale, les Rothschild, les Bilderberg, le Fonds
Monétaire International, les Bill Gates, les Carlos Slim, l’Union
Européenne et les multimillionnaires de l’Inde d’investir immédiatement
dans la suppression de la pauvreté et l’équilibre de la balance
judiciaire. Les animaux traitent leurs congénères mieux que les humains
entre eux.

Ce qu’il faut que les gens comprennent bien est que, en réalité, le
21/12/2012 est la date limite de l’humanité et, aujourd’hui même,
l’humanité préfère envoyer un homme sur Mars plutôt que regarder en face
ce qu’elle a fait de sa planète d’origine. Si ce cycle se termine
véritablement le 21 décembre 2012 et quelque chose va se produire, alors
la seule chose qui nous reste à faire – que nous n’ayons pas encore
fait – est de changer notre conscience.







2ème partie.
Devenir le « changement » que nous voulons être
Bienvenue sur la Noosphère.


« Le cerveau humain a maintenant la clé de notre avenir. Il nous
faut dorénavant porter en nous l’image de la planète vue de l’espace
extérieur. Une seule entité sur laquelle sont interconnectés l’air,
l’eau et les continents. Voilà notre demeure ».
David Suzuki


« Un esprit de lumière remplacera l’actuelle confusion et les
problèmes engendrés par l’actuelle ignorance terrestre … Telle est la
possibilité qu’il nous faut envisager. Et cela signifiera une nouvelle
humanité élevée vers la lumière, capable de spiritualiser l’être et
l’action, ouverte au gouvernement lumineux de la conscience de la
vérité, capable même au niveau mental et dans son propre ordre de ce que
nous pourrions appeler le commencement de la vie divinisée ».
Sri Aurobindo


Lorsque nous parlons de l’évolution de notre conscience – et de sa
transformation même – il nous faut considérer qu’il y a une conception
infaillible et ineffable de tous ces agissements dans notre monde, qui
semble s’être fourvoyé en un campement militaire rempli de déchets
toxiques et perdant rapidement sa biodiversité biologique. Même à
l’intérieur des voiles de la plus sombre ignorance qui prévalent
actuellement, il est possible de voir qu’il y a encore un mouvement de
conscience s’efforçant toujours de s’élever peu à peu vers cet endroit
où se trouve « un nouveau Ciel et une nouvelle Terre ».

C’est à ce moment, à l’approche de la conscience cosmique (21/12/2012),
que nous pourrons ressentir la descente de la super-conscience ou
conscience de lumière. Et, plus avant, nous pourrons encore progresser
peu à peu d’une façon toujours plus perfectionnée et lumineuse, en
irradiant la lumière d’un « samadhi » d’une conscience-vérité
universelle imprégnant tout, maintenant devenu réalité irréversible de
l’esprit terrestre, tout cela conformément à l’ineffable conception ou «
plan divin ». C’est par l’alignement conscient avec ce plan, en
l’acceptant de tout cœur et sans réserves, en tant que dessein
inscrutable de la nature, que nous serons capables de pratiquer la « vie
divine ».

Pour changer notre conscience, pour profiter de l’ascension persistante
même à l’heure la plus sombre de la crise planétaire, nous n’avons
besoin que de suivre l’exemple de la Terre entière, la Terre vue depuis
l’espace extérieur. C’est par là qu’il nous faut commencer car cela est
non seulement l’endroit où nous nous trouvons mais ce que nous sommes.

Notre contemplation doit inclure dans nos cœurs la Terre. Il nous faut
ressentir intérieurement la Terre comme un tout simultané et unifié.
C’est le jour et la nuit, les océans et les continents, l’air et
l’esprit, tout ensemble et à la fois. La Terre est, en fait, un ensemble
uniforme et tout sur elle et en elle ne constitue qu’une seule
totalité, malgré les diverses et innombrables parties apparentes.

La Terre se trouve déjà dans un état avancé de samyak samadhi. Sa
concentration est correcte, en état de méditation ou samadhi à une
grande profondeur intérieure. Sans dévier, elle bouge sur son orbite,
tournant sans cesse, s’assurant bien que tous les aspects de son être
sphérique soient exposés pareillement à la source lumineuse de sa vie et
de sa conscience : le soleil. Elle supporte tout, même les plus
sauvages et rebelles des hommes, poussés par les fixations unilatérales
de leurs propres systèmes de croyances aveugles, apparemment incapables
de davantage d’intelligence. Même ces êtres là sont considérés par
elle comme ses enfants.

La Terre dans sa totalité unifiée ne cherche pas vengeance. Cependant,
elle opère selon des lois qui, si elles sont violées en maintes
occasions, produiront leurs propres résultats, imposant leurs propres
formes de justice.

Dans sa simultanéité unifiée de totalité de la vie, où saints et
pécheurs, hypocrites et chercheurs de la vérité, tous respirons ensemble
le même air et avons le mouvement grâce au même sang coulant dans nos
veines, la Terre vit déjà la vie divine en tant que corps planétaire
capable d’une apparente interminable auto-transformation, capable de
résurrections successives et de renaissances, même au milieu de sa
propre mort. Elle possède un esprit et une conscience qui est entière et
englobe toutes ses formes vivantes et cristallines. A travers les éons
elle s’est élevée lentement jusqu’à une condition de l’être de plus en
plus consciente et lumineuse. Maintenant elle attend le prochain habit
de sa conscience, le manteau de l’autoréflexion, qui s’apprête à
glisser sur elle, un manteau arc-en-ciel accouchant de ses enfants à
venir, ceux qui sont en syntonie avec la descente de la
super-conscience.






Pour la Terre, dans sa simultanéité unifiée, c’est toujours le même
moment dans le temps. Le riche à son cocktail du soir faisant de
l’argent et le pauvre s’éveillant sur son matelas par terre, qu’un monde
sépare l’un de l’autre, sont pour la Terre, en même temps, les deux
faces du même moment d’expérience. La Terre est sur un moment continu de
synchronie. Elle baigne dans un rayon de temps dont les moments
d’éveil fractal descendent de toutes les directions vers son champ
électromagnétique radiant. La perfection synchronique est tout ce
qu’elle connaît parce qu’elle est un Vaisseau du Temps se déplaçant
imperceptiblement dans sa trajectoire vers la conscience cosmique
pleinement illuminée.

La Terre ne cherche pas à tuer ou à trahir. Elle est incapable de mentir
et n’a nul besoin de voler quoi que ce soit à qui que ce soit. Tout ce
dont elle a besoin pour sa subsistance, pour apprendre et pour savoir,
elle le possède déjà intrinsèquement. Elle n’a pas besoin de se rendre
sur d’autres planètes ni en d’autres mondes pour savoir ce qu’elle
n’est pas. Elle sait que, en elle-même, en son noyau le plus profond de
l’être, où il n’y a qu’un condensé et incroyablement lumineux silence,
elle n’est pas non plus ce que l’on pense qu’elle soit. Elle est
plutôt un point de sagesse inter-dimensionnel recevant son inspiration
de la totalité du cosmos, qui déjà est arrivé jusqu’à elle, descendant à
travers ses pôles en interminables vagues de plasma durant des
milliards d’années.





Milllenial Gaïa - Oberon Zale

A présent elle est dans l’attente de ce moment qui se rapproche, la
descente de la super-conscience, l’expansion suivante de son esprit à
l’intérieur des fréquences solaires qui illuminent son espace de
méditation. Elle en connaît l’heure et le moment. L’inquiétude de ses
enfants en est le signe. Elle sait que même parmi eux – malgré la
confusion ambiante et les problèmes rencontrés dans leur développement
personnel – le plan universel est en marche. Elle n’a besoin que d’une
poignée d’entre eux la portant dans leur cœur, tout en pratiquant
simultanément ce qu’elle pratique elle-même sans cesse : le « samadhi »
suprême d’unification permanente. Elle sait que la maladie mentale de
ses jeunes enfants bientôt sera dissoute. Les amis de lumière de
l’au-delà sont déjà arrivés ici, prêts à les aider dès qu’un nombre
suffisant d’entre eux se seront réveillés du rêve de la séparation.
Alors ils sauront que c’est leur esprit et non leurs jouets qui les
grandissent car leur esprit est véritablement l’esprit de la Terre. Et
l’esprit de la Terre est le lien avec les pouvoirs cosmiques supérieurs
et la conscience simultanée toujours synchronique.

Elle leur envoie un message ou oracle disant ceci :

Message du Temps :
Laisse le mur effondré dans le fossé
La civilisation est en ruines
Il est inutile d’employer la force pour redresser les choses
Garde plutôt le silence
La voie du mal est en ascension
Mais elle n’a aucun fondement
Au fond de toi les signes du monde qui s’en vient sont mûrs.


Elle sait que parmi eux il s’en trouve qui sont capables d’entendre et
dont les cœurs battent encore au souvenir de la première création, si
bien qu’ils se tiennent prêts aussi pour la seconde création. Le temps
est maintenant venu pour eux de se consacrer véritablement à une seule
cause : celle du « samadhi » de l’unification avec la Terre.

Pour ceux qui auraient du mal à entrer dans ce « samadhi »,
procurez-vous un globe terrestre et faites-en le centre de votre
méditation. Un globe terrestre vous permet de voir la Terre comme on la
voit de l’espace extérieur. Vous constatez alors qu’elle est un tout
unique et indivisible, une totalité unifiée. Tout ce que porte et
comporte ce globe se trouve où que ce soit en même temps : le jour et la
nuit à la fois, toutes les saisons à la fois, le Pôle Nord et le Pôle
Sud à la fois. C’est le même instant de temps cosmique partout en même
temps.






Voilà ce qui se passe lorsqu’on a toute la Terre en perspective. La
Terre ne fait pas montre de partialité. Elle est synchronisée avec
l’ordre cosmique de la réalité. Son orbite est la démonstration de sa
soumission à la loi cosmique. Si elle se rebellait et se déviait, les
dégâts seraient absolus dans tout son réseau de sous-systèmes
interdépendants et interconnectés. Une telle rébellion serait un
suicide. C’est ainsi qu’elle demeure dans l’obéissance de la loi
cosmique. Il suffit que, de temps en temps, elle fasse l’expérience d’un
changement de pôles ou reçoive l’impact d’un météorite s’écrasant sur
elle.

Cela aussi fait partie des ajustements nécessaires. Elle a été soumise à
cette loi durant 4 milliards d’années. Cela signifie que, en tant
qu’électron planétaire pour le noyau atomique du soleil, elle a fait le
tour du centre de la galaxie 20 fois jusqu’à présent (à raison de 200
millions d’années que met le soleil pour parcourir ce circuit), si bien
que – quel que soit l’ajustement qui se produira en 2012 – nous savons
que la Terre est préparée pour faire face à l’inévitable.

A la lumière du grand changement qui est maintenant sur nous, prenons
conscience de notre présence au milieu de cet épisode cosmique. Nous
avons la chance de recevoir un voyage gratuit autour du soleil et de
parcourir une petite distance du circuit autour de la galaxie. S’il se
trouve qu’une réorganisation soit en cours, c’est peut-être dû au fait
que – en tant qu’espèce – nous n’avons pas adhéré aux principes de la
justice et n’avons pas fait preuve de suffisamment de gratitude envers
cette merveilleuse planète qui s’occupe de nous et prend soin de nous.
Tout sur Terre est donné librement par la Terre elle-même. Or les êtres
humains utilisent leur intelligence et la construction artificielle
d’argent pour obliger d’autres êtres de leur espèce à payer pour ce qui
est, en réalité, un cadeau de la Terre.

Aujourd’hui la Terre saigne du pétrole, ce qui prouve bien que le style
de vie que l’espèce humaine a édifié pour elle-même n’est pas efficace.
Les priorités humaines sont totalement déséquilibrées et sens dessus
dessous. L’esprit humain est immergé dans des systèmes normatifs et des
règlements qui n’ont rien à voir avec la réalité cosmique, si bien
qu’ils gênent actuellement toute action responsable et efficiente,
spécialement par rapport au grand changement en cours.

Par conséquent, le mode suprêmement efficace d’accompagnement et de
soutien de ce grand changement est intérieur, par transformation de la
conscience planétaire. Cent mille humains en méditation - en une
séquence de moments synchronisés dans le seul but de prendre conscience
de la Terre en tant que continuité et simultanéité instantanée de la
totalité unifiée - seraient capables d’effectuer un changement. La
conscience – pas la vie ni la forme – est le principe essentiel
d’évolution du cosmos. Le grand penseur indien Sri Aurobindo a écrit
ceci au sujet de cette prémisse :

« Dans cette vision des choses l’univers montrera son unité et sa
totalité en se manifestant comme un seul être, dont la nature est la
manifestation et dont l’évolution est le processus de manifestation
graduelle dans la matière » (« Super-conscience en évolution »).







Le pouvoir mental a créé la machine et le temps artificiel qui gouverne
nos vies. Rendu à lui-même, le pouvoir mental peut guérir, en dernière
instance, toutes choses. Le pouvoir de l’esprit humain collectif
synchronisé en une seule conscience planétaire visant un seul objectif
pourrait altérer notre évolution mentale et notre esprit de façon
irrévocable, tout en nous fournissant la connaissance, l’intelligence
profonde et les talents télépathiques susceptibles de réorienter notre
crise vers la Seconde Création.

Ce saut super-mental de la conscience pour 2012 est possible. Nous
sommes dans les temps et il y suffisamment de personnes aujourd’hui sur
Terre qui en sont capables. C’est la solution augurée par le message du
temps. Alors nous saurons que nous ne sommes pas seuls. La
civilisation cosmique universelle a attendu que nous en arrivions à
cette solution. Apprêtons-nous à entendre ce cri sur toute la surface
de la Terre : « Bienvenue à la maison ! ». Alors nous saurons que –
effectivement – nous sommes chez nous. Un nouveau temps et un nouveau
jour se lèveront. Oui, bienvenue dans la Noosphère !

Valum Votan
G.R.I.

Traducción:
Marie Jozée Piget-Josefina Santa Cruz- Santiago du Chili


L'article en espagnol se trouve là :
http://www.eltiempoesarte.com/index.php?option=com_content&view=article&id=124%3Apreludio-a-la-noosfera-una-vision-y-un-informe&catid=44%3Acomunidad&Itemid=94


In
Lak'ech !






Ayum, Hunab Ku, Evam Maya, Emaho !!!


Dernière édition par MainBleueCosmique le Mar 29 Juin - 21:14, édité 1 fois

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Joël
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Re: PRÉLUDE A LA NOOSPHÈRE, UNE VISION ET UN RAPPORT - Par José

Message par ladom le Mar 29 Juin - 19:31

sunny

Je retrouve la fameuse phrase de Gandhi qui est mon moteur et que j'ai déjà cité ici maintes fois: "Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde"....
Je rajouterais juste: "ici et maintenant".

(hk)

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